Le comité de réflexion sur la réforme territoriale, présidé par Edouard Balladur, n’avait pas encore rendu son rapport (remis jeudi 5 mars au Président de la République) que les commentaires se faisaient déjà entendre. On l’a vu ces derniers jours dans les médias, dans la presse, sur Internet, : la réforme de leurs collectivités fait réagir les citoyens et leurs représentants, à tous les échelons.
L’exemple de la Picardie a montré clairement l’aspect affectif, voire passionnel, que revêt tout changement envisagé dans l’organisation des régions, pour prendre un exemple emblématique. La question en Auvergne soulève également de rapides prises de position. Pour ou contre la fusion de l’Auvergne avec Rhône-Alpes ? Les cantons vont-ils disparaître ? Comment élira-t-on les élus ? Certains ont même « anticipé » des propositions qui, au final, ne figurent pas vraiment dans le rapport Balladur.
Voilà autant de sujets qui passionnent, en fin de compte, ce qui n’était pas forcément évident a priori. Et voilà que les « groupes pour » et les « groupes contre » fleurissent déjà sur les réseaux sociaux du web. Les unes de l’actualité parlent des régions, des nouveaux découpages, etc. Bref, la réforme territoriale fait beaucoup parler, alors qu’il est prévu qu’elle « prenne son temps ».
Quoique la nouvelle répartition des compétences suggérée par le comité de réflexion fasse couler moins d’encre que les hypothèses de découpage, elle recèle des enjeux tout aussi importants pour les politiques publiques à l’avenir. La question de la réforme territoriale est cruciale, elle fait son chemin, une prise de conscience de l’importance des débats qui vont s’engager est bel et bien là. Et elle est là très tôt, bien que le chantier ne soit, finalement, qu’à peine lancé…
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