Entreprises
Auvergne TIC : une filière, un cluster
40 entreprises se rangent sous une bannière commune. Interview de Pierre Béal, son président.
Afin de renforcer la compétitivité régionale, de promouvoir les projets et les synergies communes, près de 40 entreprises et acteurs de la filière TIC auvergnate se sont rassemblées dans un « cluster », ou réseau d’entreprises situées sur un même territoire.
Baptisé Auvergne TIC, il crée un espace de travail commun pour les membres, dans l’optique d’une meilleure promotion en France et à l’international, de rendre plus simple l’accès aux projets nationaux et européens du secteur, de faciliter les recrutements… Surtout, les échanges d’information et les réflexions communes de ses membres doivent contribuer à faire émerger de nouvelles opportunités, de nouvelles offres. Soucieuse d’accompagner le développement de cette filière d’avenir pour son territoire (presque 600 entreprises TIC en Auvergne), la Région est représentée au sein du cluster par l’Agence régionale de développement économique.
Le président d’Auvergne TIC, Pierre Béal, répond à nos questions.
Comment est née l’idée d’un Cluster ?
P.B. : L’idée est née conjointement entre plusieurs acteurs économiques de la région. L’objectif était de créer une dynamique régionale autour des TIC entre les différents acteurs et pas seulement entre entreprises. Pour être complet, le point de départ du projet est lié aux problématiques de formation et de recrutement dans ce secteur en région Auvergne. Ensuite, au fur et à mesure de la progression du projet, nous nous sommes rendu compte du potentiel de la région dans ce domaine et avons largement étendu les missions du groupement.
Pouvez-vous nous donner un exemple concret de projet commun?
P.B. : Aujourd’hui, nous sommes en phase de structuration et de positionnement sur l’échiquier régional, avec deux projets principaux. L’un arrive à son terme, c’est le recensement de l’ensemble des formations diplomantes dans le domaine des TIC en région.
L’autre devrait commencer rapidement, c’est la conception d’un panorama de l’offre TIC en région. Aujourd’hui, la relativement mauvaise connaissance du tissu TIC en Auvergne rend les choses plus compliquées. Ce panorama débouchera sur des outils qui permettront de « vendre » les TIC d’Auvergne.
Parallèlement, les rencontres au sein du cluster ont permis à certains adhérents d’Auvergne TIC d’engager des partenariats sur des projets de développement assez importants.
Comment imaginez-vous la filière TIC en Auvergne à moyen terme ?
P.B. : C’est une question relativement complexe car l’avenir et le développement des TIC en Auvergne ne dépendra pas que des entreprises mais aussi des collectivités et des politiques mises en place. C’est pour cela que nous les avons associées à Auvergne TIC.
Quelques entreprises peuvent être moteur dans un projet ambitieux de développement de cette filière, nous avons des leaders dans divers domaines. Il faut absolument réussir le challenge de les fédérer pour créer une dynamique qui pourrait permettre de créer une filière pérenne en région.
Quel soutien le Conseil régional apporte-t-il au Cluster ?
P.B. : Le Conseil Régional apporte son soutien par l’intermédiaire de l’ARDE qui met à disposition de la logistique, des moyens humains à temps partiel et des locaux. C’est un très bon début… De notre coté, l’important est d’être réellement considéré comme un interlocuteur écouté des acteurs publics dans le cadre du développement de la politique TIC.
Qui peut rejoindre Auvergne TIC ?
P.B. : Toute entreprise ayant une activité directement liée aux TIC peut adhérer. Ceci comprend : les opérateurs d’infrastructures, les développeurs de technologies, les utilisateurs que je qualifie « d’experts », les collectivités locales ainsi que les organismes de formation dans ce domaine. Les demandes d’adhésion sont étudiées en bureau puis présentées au Conseil d’Administration qui les valide. Les derniers membres qui nous ont rejoint sont PRIZEE.COM, NEO LOGIX, la Direction des Services Informatiques d’AUBERT et DUVAL et IBO.
Nous avions souhaité créer « en comité restreint ». Nous ne comptions que 15 membres à l’origine et avions l’ambition d’être 25 au bout d’un an d’activité. Nous comptons aujourd’hui 38 adhérents dont 27 entreprises.




