Groupe socialiste
Un budget 2010 tourné vers l’avenir et la solidarité
Interview de Jean Mallot, président du Groupe socialiste (Miam janvier 2010)
Le vote du budget régional pour 2010 intervient dans un contexte difficile.
Pour nous, la construction d’un budget exige analyse, écoute des attentes, confrontation des points de vue, mise en perspective de nos choix dans un environnement politique national et international en crise, avec son lot de contraintes et d’incertitudes économiques, sociales et financières.
À l’évidence, cette crise et cette déstabilisation sociale incitent donc davantage à la stabilité, au réalisme et à une action concrète du Conseil régional plutôt qu’aux promesses démagogiques qui fleurissent du côté de la droite.
Optimiser l’utilisation des deniers publics.
Ce budget pour l’année 2010 est donc organisé autour de quatre axes :
- solidarité à l’égard de tous les territoires et de tous les Auvergnats,
- préparation d’un avenir ambitieux pour l’Auvergne,
- refus d’augmenter les impôts régionaux pour 2010,
- poursuite de la maîtrise de notre endettement.
La ligne est simple, claire et correspond bien aux aspirations de nos concitoyens. D’autant que la déclinaison concrète de ces grands axes se retrouve dans cet alliage d’équité et d’ambition collective qui aura marqué les six ans du mandat. Tous les territoires de nos quatre départements sont concernés :
- renouvellement de nos contrats territoriaux en donnant un avantage aux territoires les plus fragiles,
- renforcement des interventions sociales en direction des familles (notamment pour les manuels scolaires et les bourses étudiantes),
- développement de nos dispositifs de formation au service de nos concitoyens en recherche d’emplois,
- prise en charge des situations de handicap.
Vers une Auvergne moderne, innovante et respectueuse de l’environnement.
L’adoption de ce budget 2010 intervient à un moment où les collectivités locales font l’objet d’attaques incessantes du gouvernement et de l’UMP. Nous aurions sans aucun doute accepté d’éventuelles remarques de la part d’un gouvernement qui se montrerait vertueux, qui corrigerait les déséquilibres territoriaux et sociaux, qui prélèverait équitablement l’impôt, qui stabiliserait sa dette pour ne pas en différer le paiement sur les générations futures…
Mais force est de constater que ce gouvernement-là, qui montre les régions du doigt, c’est bien le gouvernement de tous les records d’injustice et de mauvaise gestion : celui des déficits abyssaux des comptes sociaux, celui des déficits colossaux du budget de l’État, celui de la création de 19 taxes nouvelles depuis 2007, celui de l’instauration et du maintien du bouclier fiscal en faveur des catégories les plus riches, celui, enfin, de la casse du service public, de la fermeture à marche forcée de tout ce qui jusqu’à présent constituait le maillage de notre territoire, je veux parler entre autres de nos écoles, de nos hôpitaux, de nos tribunaux ou encore de La Poste.
C’est pour faire face à cette débauche d’injustice et de démantèlement du tissu social de nos territoires que nous inscrivons résolument l’Auvergne dans le camp de la modernité :
- montée en charge du programme numérique vers le très haut débit avec pour objectif la formation à distance, la recherche, les réseaux de santé, la création/reprise d’entreprise,
- soutien financier sur le rail et l’université pour pallier les carences de l’État,
- accompagnement aux mutations structurelles des filières industrielles,
- poursuite à un niveau extrêmement élevé de nos dépenses d’investissement pour les lycées,
- développement de l’intermodalité des transports,
- confirmation d’un nouveau modèle de développement respectueux de l’environnement,
- accueil de nouvelles populations jeunes et actives pour gagner le défi démographique.
Ce que nous voulons, c’est confirmer l’inscription de l’Auvergne dans le XXIe siècle, et ce budget 2010 traduit concrètement cette ambition.
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Conseil régional : mode d'emploi


