Assises 2009 des transports et de la mobilité
Des échanges constructifs
Réunis à la Grande Halle d’Auvergne le 24 juin pour les uns, suivant les débats grâce à la retransmission en direct sur Internet pour les autres, les Auvergnats ont pu échanger, débattre, donner leur avis sur leurs attentes en matière de transports et de mobilité. Les observations et propositions étaient originales et constructives.
Après les Assises territoriales de 2004 et le bilan à mi-étape réalisé en 2007, les Auvergnats étaient conviés à un nouvel exercice de démocratie participative au cours de ce mois de juin 2009. Au cœur des échanges et débats proposés au public : les questions de transports, de mobilité. À travers des rencontres sur le terrain (grâce à une équipe vidéo mobile), à travers des témoignages recueillis sur le site Internet www.auvergnemobile.fr, et enfin en « direct live » le 24 juin à la Grande Halle d’Auvergne, en conclusion de cette large consultation, les attentes des un(e)s et des autres ont pu s’exprimer librement. Un millier de personnes ont déjà pu apporter leur pierre à la réflexion menée, depuis le lancement de ces Assises 2009 le 27 mai.
La soirée du 24 juin était retransmise en direct sur Internet, de manière à faciliter la participation, sur place ou depuis chez soi, de chacun. Et il n’est pas trop tard pour apporter sa contribution : vous pouvez encore réagir et donner votre avis sur le site Internet dédié à l’opération.
Des Auvergnats concernés par leur avenir
Les résultats de cette consultation illustrent un tout premier constat : les Auvergnats sont soucieux de ménager l’avenir de leur région, responsables dans leur approche des problématiques, et sensibles aux questions de transports, et même d’aménagement du territoire en général. Un autre constat est évident : les attentes individuelles ne rencontrent que rarement les attentes collectives, ce qui complexifie encore la gestion des transports, sur quelque zone géographique que ce soit. Autrement dit, chacun a naturellement tendance à « voir midi à sa porte », tandis que, justement, les solutions réalistes et raisonnables ne peuvent pas aller chercher chaque personne à sa porte pour l’amener où elle veut quand elle veut…Mais les Assises des transports et de la mobilité ont montré, également, une nette évolution des mentalités.
Les personnes s’intéressant à la question l’appréhendent sous un angle assurément plus « responsable » et citoyen que par le passé. Les préoccupations environnementales, par exemple, viennent à l’esprit rapidement et sont immédiatement rattachées à la réflexion, ce qui était loin d’être le cas il y a quelques décennies.
La soirée était construite sur trois thèmes : « Nouvelles pratiques de déplacement », « Quelles priorités pour quels objectifs ? » et « Agir et décider autrement », introduits à tour de rôle par des reportages, à eux seuls porteurs de nombreuses interrogations, idées et propositions récoltées sur le terrain. Lors de son mot d’introduction, le président René Souchon a replacé le rendez-vous dans le contexte des Assises proposées depuis 2004 au niveau régional. « C’est une marque de fabrique de notre gouvernance. En permanence, il faut aller à l’écoute des Auvergnats. Il y a un temps pour l’écoute, un temps pour décider. Je ne vois pas le Conseil régional prendre de décisions lourdes sans phase préalable de consultation. »
Ils ont dit…
Parmi les grandes suggestions abordées au cours de la soirée, on citera pêle-mêle : la nécessité et la difficulté de « passer d’une réflexion individuelle à une réflexion collective », développer le transport à la demande et le co-voiturage, éviter des déplacements grâce aux nouvelles technologies, densifier les zones d’habitation et penser l’urbanisme différemment de manière à favoriser le développement des transports collectifs, simplifier l’accès à l’information et aux services en ayant des « guichets uniques » regroupant les modes de déplacement, développer les modes doux à commencer par la marche à pied, ne plus penser les réseaux de transports sous forme d’étoiles centrales qui rayonnent, prendre pleinement la mesure des enjeux sociaux, notamment pour les jeunes et les personnes âgées, ne pas oublier les futurs moyens de transport individuel durables comme les voitures électriques, augmenter l’attractivité du réseau ferroviaire en améliorant les fréquences et en pratiquant une politique tarifaire encore plus avantageuse, mieux informer la population sur les dispositifs déjà existants mais qui sont parfois mal connus (le billet unique sur Clermont-Ferrand existe déjà…), améliorer les correspondances entre les différents réseaux (trains-bus, vélo-bus, vélo-train, etc.). Et bien d’autres propositions encore, ont été formulées depuis le 27 mai.
Des questions de temps
En définitive, chacun a conscience qu’il faudra du temps pour moderniser à grande échelle l’organisation des transports, en particulier pour coordonner toutes les autorités qui en sont les organisatrices. Mais la question est revenue plusieurs fois sur le tapis : c’est l’une des attentes qui sont ressorties des débats. Il apparaît important d’énumérer des priorités claires pour les années à venir, et surtout de se fixer des objectifs à court terme, tout en gardant à l’esprit les objectifs globaux à atteindre sur des échéances temporelles plus longues. D’autant que les comportements sont encore appelés à évoluer, que la demande promet d’aller toujours croissante, qu’il faudra tenir compte de publics à plusieurs visages, dont les besoins en matière de transports divergent parfois, et que la recherche de solutions pour des transports collectifs devra être inévitablement croisée avec des considérations urbanistiques pour une meilleure efficacité.
Pour donner son avis, contribuer aux Assises 2009 des transports et de la mobilité, rendez-vous sur le site www.auvergnemobile.fr.




