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Urgence TGV pour l'Auvergne

Pour avoir la chance d’être prochainement desservis par une ligne à grande vitesse, et ne pas passer à côté d’une opportunité historique pour la région, les Auvergnats ne doivent pas désarmer… Le débat public sur le projet de LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon est entré dans sa dernière ligne droite. Autant dire qu’il ne reste que quelques semaines pour faire entendre une seule voix et défendre un projet qui irriguerait vraiment toute l’Auvergne en votant clairement en faveur du tracé Ouest-Sud, le tracé le plus favorable à l’avenir de l’Auvergne et de l’ensemble du Massif Central.

De même qu’aux yeux de Talleyrand “il n’y a qu’une façon de dire oui, c’est “oui” ; toutes les autres veulent dire non”, il n’y a qu’une façon pour les Auvergnats de dire oui au TGV en Auvergne : en signant la pétition en ligne sur  www.faisonsbougerleslignes.fr, déjà ratifiée par près de 100 000 personnes, puis en faisant entendre leur voix massivement sur le site du débat public du projet, qui s’est ouvert le 4 octobre dernier : www.debatpublic-lgvpocl.org. Ne pas s’exprimer, pendant cette large consultation publique, en faveur du tracé Ouest-Sud, ce serait clairement “prendre le risque que d’autres décident à notre place”, comme l’a rappelé le Président de la Région Auvergne René Souchon, le 4 octobre à Clermont-Ferrand au cours de la première réunion du débat public qui se terminera le 31 janvier 2012.

Le message est clair : pour espérer voir le TGV irriguer l’Auvergne à l’horizon 2025, c’est maintenant qu’il faut agir et se mobiliser. L’heure sera bientôt au “décompte des voix” : les Auvergnats ont tout intérêt à faire entendre la leur, sous peine d’être privés de grande vitesse pour de longues décennies… L’enjeu est de veiller à ce qu’une chance historique ne se transforme pas en une occasion manquée.

Une pétition, une mobilisation, une motion…


La question de la mobilisation pour le TGV en Auvergne a été prise à bras-le-corps par les représentants de la Région dès le mois de mai 2008, pour faire inscrire le projet dans la loi lors du Grenelle de l’Environnement. Ce n’est qu’en août 2009 que le projet de loi a été modifié pour intégrer le projet de ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon. En 2010, quatre tracés potentiels ont été retenus. Le 25 février 2011, plus de 600 personnes, dont des élus de tous bords politiques, étaient réunis pour une grande journée demobilisation à la Grande Halle d’Auvergne.

Le 19 avril, en session plénière, les élus régionaux ont adopté unemotion affirmant solennellement leur soutien à l’hypothèse de tracé le plus à l’Ouest et le plus au Sud possible, précisant qu’un tel choix “garantirait à la fois le désenclavement ferroviaire grande vitesse de l’Auvergne, de samétropole régionale comme de son réseau de villes”. Cet automne s’est ouvert le débat public qui sera crucial pour le choix du tracé de la future ligne. L’heure H est donc arrivée. Et cette heure est plutôt grave…

Un “sacrifice” à craindre

Malgré toutes ces mobilisations successives, la réunion publique du 4 octobre avait de quoi susciter une crainte légitime pour René Souchon. Comme d’autres participants, le Président de la Région Auvergne a en effet estimé que “la présentation du dossier était non seulement incomplète, mais elle était surtout partiale et, à l’évidence, orientée. Les bénéfices socio-économiques qu’engendrerait le tracé Ouest-Sud pour des villes telles queMoulins ouMontluçon ont été passés sous silence, alors que ces données, nous les avons : elles existent !Mais elles n’ont pas été mises en avant : elles ont, comme par hasard, été oubliées.”

Le risque majeur ? Que le choix d’un aménagement juste du territoire, qui replacerait le développement duMassif Central au coeur des priorités du projet de LGV, soit sacrifié sur l’autel de la seule rentabilité financière.D’autant que l’arrivée du TGV en Auvergne, rappelons-le, n’est pas “une fin en soi”. Et il serait trompeur demettre en concurrence les différents réseaux. Cette venue du TGV serait l’occasion d’un réel élan pour les lignes régionales qui bénéficieraient de hausses de fréquentation, par retombée directe. C’est bien dans le sens d’un meilleur service rendu aux voyageurs que l’Auvergne bataille pour l’obtention de cette LGV. Dans la même optique, les élus régionaux se sont farouchement engagés contre l’arrivée imposée du TEOZ Clermont-Paris en gare de Bercy, au lieu de la gare de Lyon : le service aux usagers doit passer avant toute autre considération.

Dire stop au mépris

Paris rayonne, et la France s’est construite, au cours des siècles, autour de ce rayonnement économique et culturel. Un simple coup d’oeil au réseau français des lignes à grande vitesse est d’ailleurs éloquent : le centre de l’étoile est la capitale française, tandis que le centre géographique de la France est, pour sa part, totalement vierge ! Les 3,8 millions d’habitants du MassifCentral vivraient-ils donc dans un désert ? En réclamant haut et fort que le tracé Ouest-Sud soit retenu pour le projet de LGV POCL, en demandant à ce que l’actuel train reliant Clermont-Ferrand à Paris ne soit pas relégué dans une gare parisienne secondaire, la Région Auvergne n’entend pas s’octroyer des privilèges… Elle entend seulement ferrailler pour être entendue, pour qu’une flagrante injustice territoriale soit réparée, pour ne pas être laissée pour compte. Bref, pour ne pas être une nouvelle fois méprisée.

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